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L'Intégrale
Brassens chronologique
Festival
annuel - 2012 - 7ème édition
- Toutes
les chansons de Brassens !
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Initiée en octobre 2006 par Dimitris Bogdis et Marie Volta |
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Le festival
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Un peu
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Du 20 au 28 octobre 2012 Oui le bateau est arrivé à bon port. Mais le lundi 5 novembre, une semaine après la fin de cette édition 2012, notre administrateur et surtout ami Mychel Havé a choisi de mettre fin à ses jours, nous laissant un message de sérénité. Efficace et discret, il n'aurait pas aimé que nous en fassions publicité, mais on ne peut pas ne pas en parler, ni vous dire notre profond chagrin. À
bon port
L’hommage
à Boby Lapointe reprenait en deux
jours l’intégralité de ses chansons : Le samedi, une joute Lapointe
/ Brassens, sous forme d’un cabaret présenté
par un Frédéric Venant très en verve. Le dimanche, deux
styles
radicalement différents mais très originaux : Charles et Alexandre
Girard, qui ont pleinement
occupé l’espace scénique, véritable show qui a
surpris un public ravi, suivis de Caroline Fédi, son accordéon magique
et ses deux musiciens, qui agirent comme un charme. Le
deuxième samedi, un autre cabaret fut entièrement
consacré à Georges Brassens, sur le thème Brassens fabuliste,
inspiré de la brochure de Philippe Vicherat[1]. ![]() Final du dimanche 28 octobre, avec Jacques Bravo (maire du 9ème arrondissement de Paris) au micro et l'orchestre d'accordéons L'âme des lames (Philippe Picot) devant la scène. © Philippe Lezaud Durant les 9 soirs, le bonheur fut
total ! Parmi les belles prestations, citons Rémo
Gary,
un auteur, compositeur et interprète de qualité exceptionnelle, qui
interpréta
quelques poètes mis en musique par Brassens. Sa performance sur
la
version intégrale des Oiseaux de passage, de Jean
Richepin,
lui valut une ovation debout, et sa chanson Des coups d’ pied au
cœur
fut également très applaudie. Parmi les nouveaux venus, le tout jeune
groupe Bazar
et Bémols, rencontré dans un bistro parisien, offrit une nouvelle
jeunesse
aux chansons du poète sétois. Parmi eux, un trompettiste apporta une
touche
originale à l’ensemble. Leur chanson Les autochtones
sonne bien
avec l’époque contemporaine. Remarquables aussi, Éric
Guilleton, captivant, avec un Bonhomme et une Colombine
tout en sensibilité, comme, en mode folk, Jean Dubois, qui a laissé le public sans voix -
avec une touche d’harmonica sur certains morceaux, ce dernier sut nous
transmettre une émotion que nous ne sommes pas près d’oublier. Les Voisins du dessus, à 25 sur une
ensorceleuse File indienne, Nicolas
Bacchus et Sofiane Madjour, chacun dans son style,
gagnèrent les faveurs du
public, et Patrice Jeanne fit ses
premiers pas avec un Fantôme jazzy
très convaincant. La découverte de l’auteur, compositeur et
interprète Philippe
Forcioli laissa la salle silencieuse et attentive, gagnée par une
forte
émotion lorsque Philippe dit son texte À
Brassens. Parmi les ré-invités, À mon frère
revenant d’Italie
et Marie Volta
aime chanter et c’est avec une grande émotion que nous partageons ces
heures
qui rendent ses lettres de noblesse à un art essentiel, tout en
préservant son
aspect populaire. Le roi Christian nous
permit à la fois de découvrir un événement historique
méconnu et
d’apprécier la belle écriture d’une artiste de talent. Cécile Marie-Esther (13 ans !), accompagnée par Philippe Picot à
l’accordéon,
nous offrit un moment de pur bonheur grâce à une version de Saturne
pleine d’émotion. Jacques Yvart,
notre troubadour du Nord, chanta Pauvre Martin en esperanto,
une langue
qui s’accorde bien avec la poésie de Brassens et La guerre, a capella, fut un chouette moment
pendant lequel Jacques mit le public
à contribution. Rouge Oranger (Marie Volta - André Labeur), avec des textes peu connus de l’ami Georges, La nymphomane, La fessée ou encore Les radis, nous dévoile une autre facette de l’écriture de Brassens. La version créole du Gorille, dansante et surprenante, donna un air de fête à la soirée. De son côté, le formidable Jacques
Deljehier a rallumé la flamme de la
révolution
avec Le griot va chanter (Michel
Dreano/J. Deljéhier).
Prestation fortement applaudie. Écriture de qualité pour
André Labeur, avec L’homme
à la
crête de coq, une fable de son invention, et, à l’instar de Natalia (qui elle, en avait composé les
mélodies), il interpréta deux des premiers textes de Brassens, Je
garde toujours et Le ciel en avait assez.
Saluons également les prestations toujours
talentueuses
de la rebelle Nathalie Solence, d’Agnès Collet, drôle et
inventive, d’une Bernadette Delchambre à
la voix prenante, du chaleureux Alain Brisemontier, de
l’énergique Bruno Granier et du
brillant Yves Uzureau, grands fidèles de l’Intégrale Brassens,
et de
leurs musiciens tous plus formidables les uns que les autres, sans
oublier
l’inflammable Marc Havet,
l’expressivité de Jacques Raulet, le
velours de Joël Bosc, ni la
prestance de Lionel Lévêque, notre
irremplaçable présentateur. Manu Lods, le bras dans le plâtre, fut présent (et
acclamé)
tout de même avec un pianiste, sur l’insistance de Marie. Le dernier jour a été illuminé par L’Âme
des Lames,
orchestre composé de quinze accordéonistes menés avec brio par Philippe
Picot. Une belle édition donc, au programme copieux,
servie
avec amour par l’équipe du Grand Pan comme par les interprètes. Emmanuel
Ronseaux, pour Le
Grand
Pan – Intégrale Brassens [1] Petites moralités (sous forme de titres alternatifs) des chansons de Georges Brassens. Voir infos pratiques |
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